Dans quelle mesure le téléphone mobile ne devient-il pas un esclavage plutôt qu’une liberté ?

Le téléphone mobile est partout dans nos vies. Il l’est de façon omniprésente dans la mienne à tout le moins. Être une étudiante universitaire québécoise en communication publique et ne pas avoir de téléphone mobile, plus précisément de téléphone intelligent, c’est vivre sur une autre planète. Même les statistiques sont de mon côté ; « Aujourd’hui, près de la moitié des 18 à 24 ans possèdent ce genre de téléphone multifonctionnel, sorte de mini-ordinateur de poche permettant de vivre en permanence en réseau. Un autre quart compte devenir propriétaire d’un tel appareil en 2012 » (Deglise, 2011.)

Personnellement, je trouve de plus en plus lourd le poids de mon téléphone (un iPhone pour être précise) dans ma vie. Il me semble que toute ma vie soit regroupée à l’intérieur de cet objet, et les pratiques de mon entourage n’aident pas à m’en départir. Voici un exemple qui permet de mieux illustrer mon propos ; je suis présentement 5 cours à l’Université, je fais un stage dans une agence de communication et je travaille une quinzaine d’heures semaines dans un café étudiant. Deux de mes cours étant sur internet, je dois régulièrement aller consulter ma boite de courriel et le portail des cours de l’Université. Pour les travaux d’équipes, la nouvelle tendance est de communiquer par Facebook. Mon employeur utilise également ce média social pour nous faire part du nouvel horaire, de changement dans la façon de fonctionner, etc. Les personnes de mon stage me communiquent soit par Facebook (encore) soit par messagerie courriel (j’ai trois adresses de messageries.) De plus, jeune femme que je suis, je tente d’avoir une vie sociale, et les rendez-vous amicaux s’organisent par message texte. Tout cela se retrouve sur mon téléphone. Tout. En plus, dans le cas des courriels ou encore de Facebook, il est possible pour mon interlocuteur de savoir si oui ou non j’ai ouvert son message, et même où je me trouve, car un GPS est installé sur mon téléphone (à mon grand désarroi). Comme je ne veux pas déplaire à mon employeur, mes collègues, mes coéquipiers, mes amis, je réponds pratiquement immédiatement à tous mes messages, négligeant au passage la personne se trouvant physiquement en face de moi.

Je crois que la seule façon que le téléphone mobile ne devient pas un esclavage est de savoir dire non. Non, je ne répondrai pas tout de suite, car je suis occupée. En ce sens, je crois que l’esclavage à la téléphonie mobile nous rapporte à un mal beaucoup plus profond éprouvé par de nombreux humains ; la peur de déplaire et le besoin d’être accepté.

Sur ce, assez parler de moi. Si le sujet de l’obsession du cellulaire vous intéresse, je vous invite à écouter cette entrevue radiophonique fort intéressante qui saura certainement alimenter le débat. Cliquez sur le lien suivant.

Bibliographie :

Schiller, Dan. 2005. Esclaves volontaires du téléphone portable. [En ligne] URL : http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/SCHILLER/11911. Consulté le 2 octobre 2012.

Deglise, Fabien.  2011. Les téléphones intelligents se multiplient au Québec. [En ligne] URL : http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/338363/etude-les-telephones-intelligents-se-multiplient-au-quebec. Consulté le 2 octobre 2012.

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