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Contrepied de http://dianelebelblog.wordpress.com/2012/10/14/essai-1-la-bande-fm/

Dans le domaine des communications, comme dans tous les autres, les professionnels ne peuvent être en accord sur tout. Dans un premier temps parce que plusieurs métiers sont regroupés dans ce champ d’études; le fait d’adopter un point de vue de publicitaire, de relationniste ou de journaliste change radicalement la façon de percevoir le rôle de la communication publique et les moyens de faire passer son message. Dans un deuxième temps, même pour deux professionnels travaillant dans le même champ d’action auront des décisions différentes a prendre. Prenons l’exemple de deux relationnistes, voulant lancer un message dans l’espace public;  de quel type de message s’agit-il? Quel est le type d’organisation pour lequel il travaille? Quel est son public cible? Quelles sont ses préférences en matière de médias ? Tous ces aspects, en plus de l’expérience et de la personnalité du communicateur, font que les divergences d’opinions dans ce domaine sont fréquentes.

C’est dans cette optique que j’élaborerai une critique du point de vue d’une de mes collègues, étudiante en communication elle aussi. Ma critique est en lien avec un essai qu’elle a écrit sur la radio et sur son rôle dans la communication publique. Ce texte a été écrit dans le cadre de notre cours Communication et Changements technologiques. L’auteure est donc une partenaire de classe et je critiquerai son essai dans l’esprit le plus respectueux possible.

Mais commençons par le commencement, à savoir de quoi cet essai parle t’-il plus exactement? Tout d’abord, l’étudiante commence avec une définition complète de ce qu’est la radio, de la différence entre le AM et le FM et en quoi consiste précisément la modulation de fréquence. Elle enchaine ensuite avec un résumé de la technologie radiophonique; comment celle-ci s’est implantée aux États-Unis, comment elle s’est popularisée, comment les inventeurs de l’époque en sont arrivés à cette nouvelle technologie. L’étudiante enchaine ensuite avec le mode de financement des radios et la forte dépendance de celles-ci pour les publicitaires. Elle nous parle d’un phénomène bien connu dans le domaine des communications; le manque de fonds des médias, et tout particulièrement de la radio, qui est gravement touchée. Après ce résumé de leurs situations financières, l’auteur parle du rôle important de la radio dans les pays émergents, et de comment celle-ci peut devenir un aide à la démocratie. Elle enchaine finalement avec une longue critique des talk-shows radiophoniques populaires, en nous donnant en exemple l’histoire de Jeff Fillion et de CHOI-FM qui furent, il y a quelques années, dans l’eau chaude pour des propos irrespectueux de Monsieur Fillion.

Personnellement, je suis en désaccord avec de nombreux points et je déplore certaines lacunes dans cet essai. Tout d’abord, l’auteure nous explique que les premières émissions de radio FM sont apparues aux États-Unis dans les années 1940. Or, selon le site de l’UNESCO, les premiers balbutiements de la radio remontent aussi loin que 1922, date de la création de la British Broadcasting Company. (UNESCO, 2012.) De plus, l’auteure a selon moi oubliée le point de plus important de cet essai; y mettre un lien réel avec la communication publique et adopter le point de vue d’un professionnel des communications. En effet, nulle part dans son texte est indiqué de quelle façon un journaliste, un publicitaire ou encore un relationniste peut se servir de la radio afin de faire des communications publiques. Bien qu’elle nous décrive les avantages et les inconvénients de ce média, jamais elle ne l’applique concrètement dans notre champ d’expertise, et personne ne saurait en lisant ce texte qu’il a été écrit par une étudiante en communication.

Afin donc de réaliser une critique concrète et en lien avec le travail qui nous ait demandés, j’expliquerai pourquoi la radio est un média très intéressant du point de vue des relations publiques. L’étudiante, dans son texte, se contente de parler des avantages et des inconvénients de la radio, mais elle oublie que ce média donne plusieurs publicités aux communicateurs, et de mon point de vue, aux relationnistes. Il convient tout d’abord de préciser que, contrairement à ce que l’auteure semble croire, la radio québécoise n’est pas majoritairement composée de talk-shows à saveur vulgaire et dépourvue de contenu. Il est vrai que certaines stations (entre autres CHOI-FM) ont une programmation plus axée sur l’humour (parfois vulgaire) et l’opinion, mais le portrait que donne l’auteur des radios me semble trop généraliste. Celle-ci oublie très certainement la radio publique, allant chercher un tout autre type de public et diffusant un tout autre type de contenu. « Loin de céder à une commercialisation de ses contenus, la radio publique a affirmé son mandat citoyen en axant sa programmation autour des grands événements d’actualité. Cette stratégie, qui n’est pas nouvelle, commence à porter fruit.» (Ngûyen-Duy, 2012.) Il ne faut pas oublier ce marché, qui est très intéressant et populaire, Québec étant une ville universitaire et composée en majorité de bureaucrate et de fonctionnaires. Je crois personnellement que lorsqu’on fait la critique d’une technologie, il est important de ne pas se contenter d’observer une seule facette, mais bien celle-ci en entier.

Comme je le mentionnais plus tôt, la radio est une technologie très intéressante du point de vue des relations publiques, et ce, pour de nombreuses raisons. Premièrement, la radio est très flexible. Les sujets abordés sont très diversifiés et versatiles. « La segmentation du marché recèle un grand nombre d’occasions pour qui sait cibler et persévérer. Qu’il s’agisse de la santé naturelle, du sport amateur, de la psychologie ou de la technologie, en passant par la chasse et l’automobile, on trouve à la radio une plus grande diversité de contenu que partout ailleurs, souvent traité en profondeur au profit d’un auditoire très fidèle.» (Perras, 2012) En plus de couvrir un grand nombre de sujet, la radio permet, entre autres, de rejoindre les gens en région plus éloignée, de changer rapidement son contenu par son absence de date de tombée et atteint la plupart des travailleurs dans leurs voitures ou au bureau.

En fouillant sur la toile, j’ai réussi à dénicher un bijou de campagne à la radio. Il s’agit d’une initiative de la caisse populaire Desjardins afin de sensibiliser la population québécoise à l’utilisation excessive de papier. (écouter le spot radio ici) En plus d’utiliser la radio pour faire passer son message, l’organisation invite les gens à aller sur un microsite web, spécialement fait pour l’occasion, afin qu’ils sachent s’ils sont ‘aimés’ par la nature, de par leurs actions pour l’environnement. J’ai trouvé cette idée ingénieuse pour de nombreuses raisons ; premièrement, la caisse Desjardins fait passer son message premier en donnant ses documents en version électronique et en créant de l’affluence vers son site accès D. Deuxièmement, l’entreprise fait parler d’elle par sa publicité comique et par son site internet interactif. Troisièmement, et c’est ce point qui est davantage un aspect des relations publiques, Desjardins vient augmenter son capital de sympathie avec cette campagne. En effet, comme aujourd’hui chaque organisation se doit d’agir en ‘bonne citoyenne’ afin de maintenir une bonne image auprès de ses publics, le fait de créer une campagne de type environnementale plairait certainement aux Québécois, qui apprécieront davantage Desjardins. En augmentant son capital de sympathie, une entreprise s’assure de fidéliser ses publics et désamorce de futurs scandales qui pourraient affliger sa réputation.

De par sa spécificité et sa flexibilité, la radio est définitivement un média utile à la communication publique. Et contrairement à ce que l’auteure de l’essai que je critique affirme, je crois qu’il faut considérer les radios non pas comme un média de ‘populisme’ et de talk-shows, mais plutôt comme un moyen de rassembler tous les travailleurs à un moment ou un autre de la journée. Seul bémol à cette situation ; le sous-financement de la radio. Malheureusement, celle-ci est souvent contrainte à ajuster son contenu afin de plaire au maximum de gens, ce qui plaira à un maximum d’annonceurs, ce qui paiera la création de contenu, etc. Ce cercle vicieux, il est possible de le briser, par le financement des gouvernements. Hélas, il semble que la culture soit de moins en moins une priorité de notre gouvernement fédéral, qui concentre davantage son budget sur notre défense nationale que sur notre culture générale, selon moi tellement plus importante. Il serait intéressant de trouver une autre façon de financer les radios. Peut-être un jour les entreprises privées seront prêtes à débourser certains montants pour faire vivre les radios de leurs villes ? Et même encore, est-ce que le contenu de ces radios serait automatiquement ajusté aux idéologies des organisations qui les nourrissent financièrement ? Cela reste à voir, et je suis généralement optimiste ; je crois que certaines organisations peuvent avoir à cœur la culture québécoise, non pas pour s’enrichir, mais simplement pour le bien-être collectif.

Si le fonctionnement de la radio (au niveau plus technique) vous intéresse, je vous invite à visionner le documentaire La Radio, comment ça marche? Qui nous montre les dessous de ce média, son histoire et son fonctionnement au quotidien. Afin de vous intriguer davantage, voici un extrait de ce documentaire français.

 

 

 

 

Bibliographie :

 

Billet 4: Le site web citoyen

Le visage du journalisme change constamment. Historiquement réservé à quelques élus publiés dans les journaux, ce métier est maintenant réinventé par les nouvelles technologies de l’information. Ainsi, avec l’avènement d’Internet et tout ce qui vient avec (les blogues, les réseaux sociaux) ce sont tous les citoyens du monde qui ont désormais la chance de commenter l’actualité. C’est cette tendance qui fut à l’origine de la création de nombreux sites web de type ‘journalisme citoyen’. En regardant ces sites, je me suis demandé quelles sont les raisons qui poussent les citoyens à s’engager dans l’actualité et à imiter les journalistes? Est-ce par pur sentiment de devoirs envers leurs concitoyens? Est-ce par envie de célébrité? Est-ce par regret de ne pas avoir choisi cette voie comme domaine professionnel?

Selon le journaliste Michel Dumais, la popularité grandissante de ce type de site web est en partie causée par un manque de confiance en l’industrie médiatique. «Ce journalisme citoyen, de nature fondamentalement engagée, peut servir de contrepoids aux dérives qui, quelquefois, affligent l’industrie des communications. D’ailleurs, ne nous leurrons pas; c’est en partie à cause d’une certaine crise de confiance envers les médias que plusieurs internautes ressentent le besoin de s’engager et de prendre la plume pour publier leurs réflexions au bénéfice du plus grand nombre.» J’ai personnellement trouvé ce point de vue particulièrement intéressant. Alors qu’à l’époque, la communication médiatique était unidirectionnelle, la technologie a enfin laissé la chance aux citoyens ordinaires d’agir, au même titre que les journalistes, en chien de garde de la société.

Certains sites citoyens ont connus beaucoup de succès au fil de leurs publications. C’est le cas du site Avaaz (le lien ici). Ce site réunit des articles de citoyens à travers le monde, et est suivi par plus de 17 000 personnes. La mission du site est principalement d’influencer les prises de décisions politiques et économiques à travers le monde, de par leurs articles et la force de leurs visibilités. Ce groupe d’activiste mondial laisse la parole aux citoyens, qui écrivent des textes sur certaines injustices de ce monde, afin d’attirer l’attention sur celles-ci et de faire pression sur les gouvernements ou les organismes d’aide internationale. Je trouve cette initiative particulièrement intéressante, dans un monde où les intérêts lucratifs des médias favorisent souvent le sensationnalisme aux dépens des enjeux sociaux de ce monde.

Bibliographie :

– Avaaz.org. À propos d’Avaaz. [En ligne] http://www.avaaz.org/fr/about.php#howwework. Consulté le 26 novembre 2012.

– Dumais, Michel. Techonologie : À propos du journalisme citoyen. [En ligne] http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/33661/technologie-a-propos-du-journalisme-citoyen. Consulté le 26 novembre 2012.

Billet 3: Le pouvoir des médias sociaux

Les médias sociaux ont un pouvoir de plus en plus difficile à nier, et ce, dans de nombreuses sphères. Les entreprises savent désormais que leurs plans de communication ne peuvent se passer d’un volet ‘média social’, et le métier de gestionnaire de communauté est en plein essor dans le monde des communications. Certes ces médias peuvent servir d’outils, mais, comme ceux-ci donnent la parole à tout le monde, ils peuvent aussi entacher la réputation d’une entreprise. La compagnie Lassonde, celle qui crée les jus Oasis, a compris à la dure ce concept en avril dernier

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En effet, l’entreprise gardant jalousement le nom Oasis, elle a à quelques reprises poursuivies d’autres organisations employant ce nom. C’est ainsi que, lorsque Lassonde a été informé du nom de la petite entreprise gérée par Deborah Kudzman, Olivia’ s Oasis, celle-ci n’a pas hésité et a poursuivi Madame Kudzman en justice. Le tribunal de première instance a donné gain de cause à l’accusée et demanda à Lassonde de rembourser les frais juridiques assumés par Madame Kudzman, mais Lassonde décida d’amener la cause en appel. La Cour a finalement décidé qu’il n’était plus nécessaire pour le géant de rembourser Deborah Kudzman. Devant cette injustice, La Presse a décidé de réaliser un reportage sur l’affaire judiciaire, espérant ainsi influencer l’opinion publique et convaincre Lassonde de rembourser la jeune entrepreneure. Le public réagit fortement à cette histoire, et bientôt la page Facebook du géant Lassonde fut assaillie de messages de protestation et de menace de boycottage des produits Oasis. Plusieurs célébrités québécoises ont d’ailleurs commenté l’affaire sur Twitter, disant qu’eux aussi cesseraient de consommer les jus Oasis. 

Devant tant de mauvaise publicité, Lassonde n’eut d’autres choix que de faire des excuses publiques à la petite entreprise Olivia’s Oasis, affirmant qu’elle rembourserait en totalité les frais juridiques assumés par Deborah Kudzman.

Je crois personnellement que l’équipe de communication de Lassonde avait pris à la légère la popularité croissante des réseaux sociaux et leurs grandes influences. Parions que des exemples comme celui-ci serviront de mise en garde aux entreprises, qui devront y penser à deux fois avant de prendre une décision injuste aux yeux de la population.

Bibliographie :

– La Presse canadienne. 2012. Lassonde mis au tapis par les réseaux sociaux. [En ligne] http://www.lesaffaires.com/techno/technologies-et-telecommunications/lassonde-mis-au-tapis-par-les-reseaux-sociaux/543054 . Consulté le 16 novembre 2012.

–    Lefevre, Myriam. 2012. «Oasis» : Lassonde plie aux protestations sur les médias sociaux. [En ligne] http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/04/08/oasis-lassonde-medias-sociaux_n_1411156.html . Consulté le 16 novembre 2012.

Billet no 2. Second Life, une seconde vie parfois bien réelle.

Personnellement, je ne connaissais pas l’existence de Second Life avant de lire certains textes obligatoires dans le cadre de mon cours Communication et Changements technologiques. Curieuse, je suis aller en apprendre davantage sur ce monde virtuel, qui me rappelait le jeu Sims, que j’aimais bien adolescente. Par contre, j’ai moins aimé ce que j’ai appris sur Second Life.

Mais commençons par le commencement. Qu’est-ce que Second Life? Voici la description qu’en fait Futura-science, un site spécialisé en jeu vidéo : « Second Life est un monde virtuel en 3D, lancé en 2003. Second Life n’est pas un jeu vidéo, mais un espace d’échange visant à être aussi vrai que la vie réelle, ou l’utilisateur (« le résident ») peut vivre une sorte de « seconde vie » dans un monde qu’il modèle et façonne. Il est édité par la société Linden Lab.» Seconde vie, c’est le cas de le dire. En effet, tout est possible dans ce monde virtuel; se trouver un emploi, acheter de nouveaux vêtements, un cellulaire, une voiture, assister à des concerts, rencontrer des gens, avoir des relations amoureuses, sexuelles, et même se marier! Tous les avatars rencontrés sur le jeu étant en fait de vraies personnes devant leurs ordinateurs, le réalisme des relations interpersonnelles est impressionnant. Les gens se créer des amitiés et des relations intimes dans ce monde de pixels. Ils peuvent également consommer des biens avec la propre devise monétaire du jeu, le Linden dollar, convertible en vraie devise américaine. Ainsi, le Linden dollar fonctionne de la même manière que les jetons au casino; on en dépense, on en gagne, et on peut par la suite l’échanger en vrais dollars. Les entreprises ont vue en cette facette du jeu une opportunité économique, et de nombreuses compagnies vendent en Linden dollars leurs produits dans des boutiques virtuelles et ramassent les profits en dollars bien réels.

Pour ma part, je trouve la popularité de ce jeu plutôt dangereuse, pour la simple et bonne raison que cette vie virtuelle crée par l’utilisateur lui-même peut parfois l’entrainer a ce distancer du monde réel. Les personnes étant plus introvertis, physiquement complexés ou encore n’ayant pas de grandes aptitudes sociales seront enclines, selon moi, a passé beaucoup de temps sur dans sur Second Life. Car il est facile de se créer la vie dont on a toujours rêvé dans ce monde virtuel.  Dans une société où la technologie prend de plus en plus de place dans nos vies, et où l’individualisme semble être une valeur de société, je crois que Second Life, tout en connectant des gens, éloigne les gens de contacts humains réels. Ceux-ci sont selon moi beaucoup plus importants que tout le reste. Vous trouvez à la fin de ce texte, afin de soutenir mon point, un reportage sur les utilisateurs de Second Life.

De plus, Second Life devenant de plus en plus populaire, il est intéressant de se pencher sur l’influence des lois réelles sur ce site. Comme l’indique une étude sur le site du commissariat à la protection de la vie privée du Canada : « les mondes virtuels seront à l’origine de plus en plus de poursuites judiciaires et de controverses axées sur l’application des lois du monde réel au monde virtuel. L’investissement de temps et d’argent dans ces univers virtuels rendra aux yeux de nombreux résidents les droits liés aux propriétés virtuelles tout aussi fondamentaux que ceux liés aux propriétés réelles.» Il est donc important selon moi que ce jeu reste, au sens littéral, un jeu.

 

Bibliographie :

–               66 minutes. 2007. Reportage sur le jeu en ligne Second Life. En ligne. http://www.youtube.com/watch?v=lO4QtB5SFiQ . Consulté le 27 octobre 2012.

–               Futura-sciences. Second Life. En ligne. http://www.futura-sciences.com/fr/definition/t/technologie-2/d/second-life_5189/ . Consulté le 27 octobre 2012.

–               LO, Janet.  2008. Second Life : La vie privée dans les mondes virtuels. En ligne. http://www.priv.gc.ca/information/pub/sl_080411_f.asp#sec22 . Consulté le 27 octobre 2012.

Essai 1: Les forums de discussions

Les humains sont naturellement sociables. De toutes époques, nous avons tenté de créer des liens avec les autres, d’échanger avec eux, de communiquer. Étant moi-même étudiante en communication publique, ces relations, et  plus particulièrement leurs effets sur une organisation, m’intéressent particulièrement.

Avec la popularité toujours grandissante du web est apparu un phénomène tentant de recréer les interactions sociales physiques sur la toile ; les forums de discussions. Un forum de discussion est « un espace de discussion asynchrone sur un site web ou sur un service en ligne qui permet aux internautes d’échanger, de poser des questions ou de poster des réponses sur les thématiques proposées ». (Définition marketing, 2011, Web.) Cette définition est utilisée au sens très large, car il existe une multitude de forums de discussions. Ceux-ci peuvent aussi bien être utilisés comme outil de publicité, comme plate-forme pour admirateurs de jeux vidéo et même comme aide en ligne pour les étudiants. Les gens échangent sur un sujet donné, se donne des trucs, débattent, peut-être parfois un peu trop… Mais nous y reviendrons plus tard. Pour l’instant, j’aimerais qu’on s’intéresse à mon champ d’études; les communications publiques. Comment un outil comme le forum de discussion peut-il être un allié (ou un ennemi!) dans le domaine des communications publiques?

 Commençons par le commencement. Qu’est-ce que la communication publique? Selon Jean de Bonville, qui a été professeur au département d’information et de communication à l’université Laval (mon Université!) la communication publique est «  « l’ensemble des messages transmis par les médias de communication et à ces médias eux-mêmes. Elle désigne aussi les relations qui s’établissent lors de la transmission de messages entre individus considérés comme citoyens. Elle touche non seulement les affaires publiques et la vie politique en général, mais aussi tous les problèmes auxquels doit faire face la société et qui sont soumis au débat public, agite l’opinion publique ou relève de l’état et de l’administration publique : économie, justice, éducation, santé, environnement, etc. » (De Bonville, 1991, p.4).  Elle se définit donc autant par des activités de publicités, de journalismes ou de relations publiques. L’image d’une organisation est souvent ce qu’elle a de plus important, puisque celle-ci influencera directement sa réussite ou son échec en société. Ainsi, pour une future relationniste comme moi, il est intéressant de se pencher sur les technologies de l’information actuelles et leurs influences sur les relations publiques. Est-ce qu’un forum peut directement influer sur l’image d’une organisation ?

Après y avoir réfléchis, j’en suis venue à la conclusion selon laquelle les forums de discussion, s’ils sont bien gérés, peuvent être un outil utile pour une organisation. Une entreprise pourrait, par exemple, installer un forum à l’intérieur de son site, y montrer les nouveaux produits qu’elle mettra sur le marché et demander l’avis des internautes. Cela permettrait de faire une étude de marché peu coûteuse et instantanée. Elle pourrait aussi demander aux gens ce qu’ils pensent de tel phénomène, quelle couleur préfèrent-ils, les possibilités sont nombreuses. Par contre, le danger avec les forums de discussions, c’est que l’organisation ne contrôle pas le message. Habituellement, les entreprises paient, et paient beaucoup, pour pouvoir diffuser un message entièrement contrôlé, et pour le diffuser quand elles le veulent, ou elles le veulent. Les forums de discussions, pour leurs parts, sont la plupart du temps entièrement alimentés par des gens ordinaires, des gens qui n’auront pas peur de leurs opinions, qu’elles soient positives ou négatives. Il est donc important selon moi qu’une entreprise soit au courant de ce qui se dit à son sujet sur la toile, et qu’elle tente, d’une façon ou d’une autre, de modérer le message, et surtout qu’elle ne laisse jamais une discussion dégénérer et dénigrer ses produits ou services sans réagir. Évidemment, les professionnels des communications publiques se sont déjà penchés sur le sujet et certaines entreprises en sont arrivées avec des solutions très intéressantes.

Un exemple de forum de discussion en milieu pédagogique universitaire, à l’école HEC Montréal.

Le géant McDonald’s, par exemple, a mis sur pied un forum interactif sur son site internet (voir ici) permettant aux gens de poser toutes les questions qu’ils ont au sujet des produits de leurs restaurants. Toutes les questions, en théorie. Parce que même si l’entreprise affirme qu’elle met un forum libre sur son site web, il est certain que celui-ci est regardé de très près par l’équipe des communications et contrôlé d’une façon ou d’une autre. Ainsi, l’interaction entre les internautes n’est pas très grande, il s’agit plutôt d’un modèle question – réponse, entre les internautes et les administrateurs du site. De plus, il n’y a aucune preuve comme quoi McDonald ne choisit pas à l’avance quelle question sera ou non sur le site. En bref, d’un point de vue stratégique, il est rare de voir un forum entièrement libre sur une entreprise, approuvé par celle-ci. La station de télévision RDS a  également exploité cette technologie sur son site, juste ici. Elle a opté pour un forum réservé aux membres du site, et divisé selon les sports et les équipes les plus populaires. Ainsi, les membres exclusifs peuvent commenter dans la catégorie Alouettes le match d’hier soir, ou se plaindre du lock-out au hockey dans la section Canadiens. Je trouve que cette alternative est un bon compromis entre la liberté d’un forum et le certain contrôle qu’une organisation se doit d’exercer sur son site. Les gens, pour participer à la discussion, doivent s’enregistrer, donnant ainsi à RDS une base de données intéressante sur leurs utilisateurs cibles. De plus, la station choisit elle-même les sujets sur lesquelles les gens peuvent échanger, ce qui permet d’éviter, en partie, la perte de contrôle de la conversation entre les membres. En choisissant d’intégrer un forum à son site internet, RDS augmente le nombre de visites sur son site, se faisant ainsi remarquer des annonceurs et pouvant augmenter ses tarifs pour la diffusion de publicité. C’est une bonne carte jouée au niveau des communications publiques, toujours à la condition que le forum soit bien géré.

Après avoir vu des exemples de forums de discussion bien organisée sur la toile, et de mon point de vue de relationniste, je crois que cette technologie peut être très utile au niveau des communications publiques. Elle permet d’avoir une idée de l’opinion qu’à la population des produits ou des services d’une organisation. Lorsqu’elle est réservée aux membres du site, elle permet d’obtenir le profil type des participants à la discussion. Elle augmente la visibilité de l’organisation sur la toile, et elle donne une image d’innovation à l’entreprise, en ce sens où l’organisation semble à l’affut des nouvelles technologies en adoptant le forum à même son site. Elle est aussi une aide à l’apprentissage dans certains cas. Une université, par exemple, peut décider d’instaurer des forums de discussions sur son portail de cours, permettant ainsi aux élèves de communiquer de manière interactive avec le professeur. L’Université Laval est d’ailleurs une utilisatrice de cette technologie. Au point de vue des relations publiques, c’est une excellente initiative pour une université, qui veut garder une image de pédagogue et qui doit démontrer sa volonté de réussite de ses étudiants. Une étude menée par Raby, Karsenti, Meunier et Villeneuve sur l’utilité des nouvelles technologies pour les étudiants parle d’ailleurs des avantages du forum de discussion dans le cadre d’un cours ; «Ainsi, les forums de discussions intégrés dans le cadre d’un cours universitaire seraient bénéfiques pour communiquer avec les autres étudiants, pour partager les idées et les informations, pour mieux comprendre et approfondir la matière, pour s’entraider ou pour réaliser un travail d’équipe, et ce, à toute heure de la journée.» (Raby, Karsenti,Meunier,Villeneuve, 2011, p.11)

Bien sûr, les forums de discussions ne comprennent pas que des avantages. Le gros problème des forums de discussions (et de la toile en général) c’est que les gens n’ont pas à dévoiler leurs visages pour donner leurs opinions sur tout. Cette facilité à se cacher sous une fausse identité laisse trop souvent libre cour aux insultes et aux commentaires déplacés, comme l’explique cet auteur; « La facilité d’un forum de discussion, comme partout sur la toile d’ailleurs, c’est que l’on peut cacher sa véritable identité sous une identité virtuelle. En effet, un individu « peut ainsi intervenir dans un forum de discussion en se présentant comme ingénieur alors qu’il est technicien, habitant à la campagne alors qu’il réside en ville, âgé alors qu’il est adolescent, femme alors qu’il est un homme, etc. Une foule d’emprunts identitaires est brusquement possible».  (Jauréguiberry, 2000, p.137) Nombre de forums mal gérés dégénèrent en batailles verbales, n’apportant absolument rien de pertinent à la toile. De plus, un site de type ‘avis des consommateurs’ où les gens donnent leurs opinions librement sur différents produits peut être nuisible à une image d’entreprise. N’ayant aucun contrôle sur ces sites, les organisations ne peuvent empêcher les gens d’écrire n’importe quoi sur elles.

Les forums de discussion sont populaires auprès des gens, car ils permettent de s’exprimer librement sur à peu près n’importe quel sujet. Comme le dit l’auteur Vedel; « certaines études portant sur les groupes de discussion ou forums qui existent sur Internet tendent à assimiler ceux-ci à des agoras électroniques, constitutives d’un nouvel espace public et riches d’une démocratie plus participative. » (Vedel, 1999, p.27) En effet, le droit de parole n’est pas réservé aux médias ou aux auteurs sur Internet, il est donné à tous librement, pour le meilleur et pour le pire. Comme je le disais en introduction, les humains sont des êtes sociables, toujours prêts a vouloir échanger et débattre. Avec les nouvelles technologies prenant de l’ampleur de plus en plus rapidement, il sera intéressant de voir au cours des années jusqu’où ces discussions en ligne iront. Peut-être les forums seront-ils, dans quelques années, des lieux de discussions ou les gens parleront directement avec leurs webcams en instantanée ? Seul l’avenir saura nous le dire…

Pour une entreprise, les forums de discussions peuvent s’avérer être une idée afin d’augmenter l’achalandage sur son site web, de prendre le pouls de ses clients ainsi que de se faire une idée du profil type des gens visitant le site. Le tout, évidemment, doit être bien géré.

En attendant, si le sujet vous intéresse, je vous conseille d’écouter ce petit vidéo expliquant l’importance de maintenir une bonne image sur la toile, entre autres sur les forums de discussion.

Bibliographie :

Bathelot, Bertrand. 2011. Définition Forum de discussion. En ligne : http://www.definitions-webmarketing.com/Definition-Forum-de-discussion. Consulté le 11 octobre 2012.

CTV Globe média, 2012. Les forums RDS. En ligne : http://www.rds.ca/forums.html. Consulté le 11 octobre 2012.

Jauréguiberry, Francis. 2000. Le moi, le soi et Internet. En ligne : http://id.erudit.org/iderudit/001364ar. Consulté le 11 octobre 2012.

Mingoia, Jonathan. Opérez une veille efficace pour contrôler et bâtir votre e-réputation. En ligne: http://www.youtube.com/watch?v=7GyDIokQf8c. Consulté le 11 octobre 2012.

McDonalds, 2012. Nos aliments. Vos questions. En ligne : http://vosquestions.mcdonalds.ca/. Consulté le 11 octobre 2012.

Raby, Carole et al. 2011. Usage des TIC en pédagogie universitaire : point de vue des étudiants. En ligne : http://id.erudit.org. Consulté le 11 octobre 2012.

Dans quelle mesure le téléphone mobile ne devient-il pas un esclavage plutôt qu’une liberté ?

Le téléphone mobile est partout dans nos vies. Il l’est de façon omniprésente dans la mienne à tout le moins. Être une étudiante universitaire québécoise en communication publique et ne pas avoir de téléphone mobile, plus précisément de téléphone intelligent, c’est vivre sur une autre planète. Même les statistiques sont de mon côté ; « Aujourd’hui, près de la moitié des 18 à 24 ans possèdent ce genre de téléphone multifonctionnel, sorte de mini-ordinateur de poche permettant de vivre en permanence en réseau. Un autre quart compte devenir propriétaire d’un tel appareil en 2012 » (Deglise, 2011.)

Personnellement, je trouve de plus en plus lourd le poids de mon téléphone (un iPhone pour être précise) dans ma vie. Il me semble que toute ma vie soit regroupée à l’intérieur de cet objet, et les pratiques de mon entourage n’aident pas à m’en départir. Voici un exemple qui permet de mieux illustrer mon propos ; je suis présentement 5 cours à l’Université, je fais un stage dans une agence de communication et je travaille une quinzaine d’heures semaines dans un café étudiant. Deux de mes cours étant sur internet, je dois régulièrement aller consulter ma boite de courriel et le portail des cours de l’Université. Pour les travaux d’équipes, la nouvelle tendance est de communiquer par Facebook. Mon employeur utilise également ce média social pour nous faire part du nouvel horaire, de changement dans la façon de fonctionner, etc. Les personnes de mon stage me communiquent soit par Facebook (encore) soit par messagerie courriel (j’ai trois adresses de messageries.) De plus, jeune femme que je suis, je tente d’avoir une vie sociale, et les rendez-vous amicaux s’organisent par message texte. Tout cela se retrouve sur mon téléphone. Tout. En plus, dans le cas des courriels ou encore de Facebook, il est possible pour mon interlocuteur de savoir si oui ou non j’ai ouvert son message, et même où je me trouve, car un GPS est installé sur mon téléphone (à mon grand désarroi). Comme je ne veux pas déplaire à mon employeur, mes collègues, mes coéquipiers, mes amis, je réponds pratiquement immédiatement à tous mes messages, négligeant au passage la personne se trouvant physiquement en face de moi.

Je crois que la seule façon que le téléphone mobile ne devient pas un esclavage est de savoir dire non. Non, je ne répondrai pas tout de suite, car je suis occupée. En ce sens, je crois que l’esclavage à la téléphonie mobile nous rapporte à un mal beaucoup plus profond éprouvé par de nombreux humains ; la peur de déplaire et le besoin d’être accepté.

Sur ce, assez parler de moi. Si le sujet de l’obsession du cellulaire vous intéresse, je vous invite à écouter cette entrevue radiophonique fort intéressante qui saura certainement alimenter le débat. Cliquez sur le lien suivant.

Bibliographie :

Schiller, Dan. 2005. Esclaves volontaires du téléphone portable. [En ligne] URL : http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/SCHILLER/11911. Consulté le 2 octobre 2012.

Deglise, Fabien.  2011. Les téléphones intelligents se multiplient au Québec. [En ligne] URL : http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/338363/etude-les-telephones-intelligents-se-multiplient-au-quebec. Consulté le 2 octobre 2012.